Relation Homme-cheval : obtenir l’immobilité

Une situation qui relève d’un contrat d’allure parfois peu acquise par les chevaux : le respect de l’immobilité. Ce défaut d’éducation devient vite gênant en extérieur, par exemple lorsqu’il faut attendre les autres chevaux, laisser passer des véhicules à un carrefour ou encore se mettre en selle en pleine nature.

Comment réagir ?

L’arrêt peut vite devenir un problème, surtout si votre cheval trépigne, gratte, recule, se met debout pour échapper à votre contrôle et à la pression exercée par vos mains. Si vous ne pouvez pas forcer un animal à s’arrêter, vous pouvez lui donner envie de moins bouger, jusqu’à ce qu’il préfère s’immobiliser. Dans le cas où votre cheval a compris l’arrêt mais ne le garde pas suffisamment longtemps, ne cherchez pas à le maintenir à l’arrêt en conservant votre tension de rênes. Au contraire, dès que l’arrêt est obtenu, relâchez vos mains. Si l’animal avance, renouvelez votre demande, puis cédez à nouveau. De cette façon, vous lui permettez d’apprendre de son erreur et, progressivement, il est capable de conserver l’immobilité jusqu’à votre indication de mise en avant.

L’immobilité peut devenir une nécessité en extérieur, en particulier si vous êtes amené à évoluer sur la route.

S’il n’a pas compris votre demande et ne s’immobilise pas, n’utilisez pas le contact sur les deux rênes, vous le mettriez en opposition et il pourrait développer les défenses citées précédemment. Passez plutôt sur un contrôle sur une seule rêne en mobilisant les hanches par une rêne indirecte. À chaque fois que votre cheval s’agite, poussez les postérieurs, pour rendre la situation inconfortable. Proposez à nouveau l’arrêt. S’il choisit de bouger une nouvelle fois, recommencez la séquence. Vous devez faire preuve de persévérance pour obtenir un résultat. Contentez-vous de peu au début : quelques secondes d’immobilité. Le plus important est que ce soit vous qui demandiez le mouvement en avant qui libère l’animal.

La mobilisation des postérieurs permet de rétablir l’arrêt.

Le contexte de votre demande d’immobilité est parfois trop compliqué pour lui, d’autant plus si son éducation n’est pas suffisamment avancée. C’est le cas lorsque vous êtes en groupe et que les autres chevaux continuent d’avancer ou lorsque votre animal a peur de quelque chose. Ne soyez pas trop exigeant et ne le placez pas en situation d’échec, préférez reporter ce travail à un moment plus opportun.

Extrait du livre A cheval dans la nature, issu du chapitre n°3 : “Faire naître la complicité avec son cheval”.

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