En quoi le cheval est-il différent de nous ?

La vue

Si le champ de vision du cheval est quasi panoramique, il présente néanmoins plusieurs zones aveugles. Ainsi, le cheval ne voit pas immédiatement devant lui, sur une distance pouvant atteindre 2 mètres, ni à l’arrière, dans le prolongement de son corps. Très sensible aux contrastes, il a besoin de longues minutes d’adaptation lors des changements brusques d’intensité lumineuse mais voit ensuite parfaitement dans l’obscurité et dans la nuit. Sa vision des couleurs semble également différente de la nôtre.

 

 

L’odorat

En plus de flairer avec ses naseaux, le cheval possède, comme de nombreux autres animaux, un organe spécialisé appelé organe voméronasal ou de Jacobson. Il lui permet d’analyser les molécules émises par ses congénères, les phéromones, contenues par exemple dans l’urine des juments en chaleurs.

Le goût

Alors qu’une grande attention est portée à l’alimentation du cheval, on ne connait paradoxalement que très peu de choses sur ses capacités gustatives. Une chose est sûre, il possède, comme l’Homme, 4 types de papilles gustatives concentrées sur la langue qui lui permettent de distinguer le sucré, le salé, l’amer et l’acide.

L’ouïe

Le champ auditif du cheval est bien supérieur au nôtre puisqu’il entend des ultrasons, c’est-à-dire des sons très aigus que l’Homme ne perçoit pas. A l’inverse, ce dernier est sensible à des sons graves, ou de basse fréquence, inaudibles pour le cheval.

Notre voix, fait par chance, partie des gammes de son que le cheval entend le mieux.

Le toucher

Deux particularités anatomiques font du cheval un animal très sensible au toucher : les vibrisses et les muscles peauciers, qui frémissent par réflexe lorsqu’un insecte se pose sur sa peau. Il apprécie néanmoins de se gratter avec les dents ou les sabots lorsque quelque chose le démange !