celerony-img3.jpg  Le cheval celerony-img3.jpg

Le quotidien du cheval

Comment le cheval répartit son temps ?

Si la domestication procure confort et sécurité au cheval qui n’a, par exemple, plus besoin de trouver lui-même sa nourriture, elle apporte également son lot de conséquences négatives. En effet, cette vie au contact de l’Homme en est considérablement impactée…

Alimentation

A l’état naturel, le cheval reste rarement plus de 3h30 sans manger. Il broute, tout en étant mobile, plus de 60% de son temps.

Le cheval est herbivore, son alimentation est variée : de l’herbe, mais aussi des feuilles, des baies, de la mousse, de l’écorce …

Le mâle possède 40 dents, la femelle généralement 36. Les incisives permettent au cheval de pratiquer un pâturage très ras.

Déplacement

Les chevaux vivent sur un domaine vital où ils trouvent tout ce dont ils ont besoin : congénères, eau, nourriture, abris… Il peut être partagé avec d’autres familles : ce n’est donc pas un animal territorial.

4 à 8% de la journée est consacré aux déplacements, majoritairement au pas et en file indienne, entre les différentes zones d’intérêt.

Le cheval façonne son environnement et crée des pistes en empruntant toujours les mêmes chemins.

Repos

Le repos, debout ou couché, occupe 20 à 30% de la journée du cheval. Il se décline en plusieurs cycles de 30 à 60 minutes, notamment en raison de sa masse importante qui entraine à long terme un écrasement des organes internes. Le sommeil paradoxal, période où le cheval dort profondément et où se développent les rêves, ne peut survenir que lorsque le cheval est allongé.

Vigilance

Le cheval consacre 4 à 8% de sa journée à la surveillance de son environnement. Si un élément suspect est repéré, il le signale au groupe par une posture d’alerte et l’émissions de signaux sonores.

L’étalon passe davantage de temps en observation que les juments : il surveille les dangers éventuels et la venue de concurrents potentiels.

 

Et le reste ?

Le temps restant est consacré aux comportements sociaux, à la reproduction et aux comportements dits de maintenance :
uriner, déféquer, se gratter, se rouler, boire, etc.

 

Textes de Déborah Bardou et Hélène Roche, éthologues – Photos Hélène Roche